Depuis le XIXe siècle, notre manière d’envisager le temps s’est complexifiée, donnant lieu à des formes narratives inédites peuplées de réalités alternatives et de mondes parallèles. Comment la perception humaine du temps, à l’heure des avancées de la physique quantique — telle l’expérience de pensée du chat de Schrödinger —, a-t-elle infléchi l’évolution des genres, notamment l’uchronie et la science-fiction ? Quel est l’avenir de ces formes narratives dans nos sociétés dites « écraniques », où foisonnent plus que jamais les possibles, et où la technologie soulève desquestionnements quant au devenir posthumain de notre espèce ? Dans un monde où le temps semble s’accélérer dans un enchaînement de crises politiques, éthiques et existentielles, les œuvres à l’étude offrent un recul salutaire. Elles nous invitent à réévaluer les options non seulement de la collectivité, mais aussi des individus, dont elles poursuivent les trajectoires jusque dans leurs bifurcations les plus infimes.