Toutes les histoires sont des histoires de fantômes.
Porto Rico, l'île de l'enchantement. Ses plages paradisiaques, les ruelles colorées de San Juan, le son du merengue. Et l'envers du décor : Barrio Obrero, l'un des quartiers les plus peuplés de l'archipel, où la violence et la pauvreté s'invitent au quotidien. C'est là que Gabe, dix ans, assiste impuissant à la mort de son père. Sa souffrance, il la partage avec quatre camarades de classe : Xavier, Tavo, Paul et Bimbo. Chacun d'entre eux a connu des épreuves qui les ont façonnés. Chacun sait qu'il peut compter sur les autres. Rapidement, les cinq amis deviennent inséparables.
Quelques années plus tard, la mère de Bimbo est tuée devant la boîte de nuit où elle travaillait. Ivre de douleur, Bimbo n'a qu'une idée en tête : la venger. Quitte à embarquer avec lui ses amis d'enfance, malgré leurs réticences. Entre eux, c'est à la vie à la mort, après tout. Sauf que le meurtrier travaille pour le narcotrafiquant le plus sanguinaire de l'île. Et qu'un ouragan d'une violence inédite menace Porto Rico. Pour les cinq amis, la vengeance ne promet plus seulement d'être sanglante, mais cataclysmique...
Avec ses personnagesbigger than life, son univers unique où le danger est partout, ses scènes d'action azimutées,La Maison des os et de la pluieest un thriller exceptionnel. Mais il est beaucoup plus que cela. C'est un livre d'une beauté déchirante, habité par la force de l'amour, les fantômes et une loyauté absolue qui se retourne irrémément contre les individus jusqu'à les perdre. Les précédents romans de Gabino Iglesias prenaient le lecteur à la gorge et aux tripes. Cette fois, il nous touche en plein cœur.
L'un des romans contemporains les plus intenses, effrayants et magnifiquement dévastés qu'il m'ait été donné de lire. C'est une histoire de violence et de fantômes, d'amitié et de tempêtes funestes au paradis. Et c'est absolument inoubliable.Mariana Enríquez
Propulsé d'emblée au rang des très grands. De ces romanciers capables de vous tenir en haleine jusqu'à la dernière ligne.François Busnel